Une histoire, un conte... A partager... un conte ça ce partage, ça ce transmet ... Allez va déclamer ce conte à quelqu'un...!
L’histoire du-la conteur-euse sans nom
Il était une fois un-e conteur-euse (les conteur-euses sont à la fois conteur et conteuse ou ni l’un ni l’une ni l’autre c’est la faute à la grammaire française où c’est toujours le masculin qui
l’emporte…
Mais pas cette fois ! Cette fois on dira pas « il » ni « elle » on dira « il-elle » Et pas « conteur » ni « conteuse » on dira conteur-euse Voilà ! )
Donc ce-cette conteur-euse n’avait pas de nom. Hé non…Alors, dans la « vraie vie » c’est sûr on a forcément un nomMême que c’est tes parents qui te le donne a la naissance et c’est obligé de
figurer à l’état civil et sur tes papiers après, que ça te plaise ou non, tu le portes toute la vie et tu l’écrit dans la marge de ton cahier en haut à gauche…
Mais dans le monde des histoires, c’est plus pareil, c’est pas comme dans la vraie vie, dans le monde des histoires, on choisit les noms, on choisit les noms de ses personnages les noms des lieux ,
les noms des dieux et les noms de toutes les créatures du monde qu’on vient d’inventer sans ça, si on donne pas de nom, y a rien qu’existe…
Et puis on se donne un nom à soi-même, souvent on se casse pas la tête et on prend vite fait le nom qu’on porte dans la « vraie vie ».Mais parfois c’est plus compliqué…Parce que la « vraie vie »
n’est pas si « vraie » qu’elle en à l’air, parfois elle est truquée et puis parce que les noms c’est pas commode, ils ne sont jamais innocents, ils peuvent même être très dangereux.Parce que non
seulement les noms on toujours eut le pouvoir de faire exister des choses et des êtres qui n’existent pas, mais surtout les noms racontent des histoires, C’est ça qui est dangereux.
Alors si vous me demandez qu’est-ce qu’il y a de dangereux à raconter de simples histoiresJe vous dirais que c’est parce que dans une histoire, il y a une façon de voir le monde et lorsqu’on la
raconte elle se transmet à celles et ceux qui l’écoutent, exactement comme un virus et le virus des histoires est redoutable puisqu’il se propage à la vitesse de la pensée (qui comme vous le savez
est encore plus rapide que la lumière)
Une seule fois suffit pour que vos convictions soient ébranlées, si elle est racontée deux ou trois fois, c’est suffisant pour que toute votre vie basculeSi elle est racontée plus de mille fois,
elle transforme TOUT sur son passage, elle peut changer vos relations avec les autres, changer votre image de vous-même, changer votre façon d’apprécier la qualité d’un instant...
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